MDR ? Plutôt LMAO, ou même ROTFL si la situation est hilarante ? Dès 2012, des applications ont vu le jour pour aider les parents perplexes à décoder le langage codé de leurs enfants via SMS. De nombreux parents vigilants ont tenté de surveiller les échanges de leurs ados, pour découvrir qu'ils ne comprenaient rien à ces abréviations.
Le premier SMS a été envoyé en 1992 par Neil Papworth, qui a écrit « Joyeux Noël » depuis son PC vers le mobile de Richard Jarvis. Aujourd'hui, environ 560 milliards de SMS sont échangés chaque mois (près de 19 milliards par jour), hors messageries sociales. Linguistes et éducateurs débattent : évolution ou dégradation du langage ? Les texto-addicts sont-ils paresseux ou bilingues, passant fluidement du français formel à la sténographie ? La contrainte des anciens claviers T9 (multi-tap) a favorisé ces raccourcis.
Avant les smartphones, taper un message sur clavier alphanumérique était fastidieux : la touche « 2 » pour A, B, C nécessitait plusieurs appuis. La sténographie est née de ce besoin de concision, avant de devenir un code culturel pour adolescents, échappant aux regards indiscrets des parents et enseignants.
Aujourd'hui, des milliers d'acronymes SMS sont utilisés par tous les âges. Testez-vous avec ce quiz de 50 abréviations courantes !
1 / 50
2 / 50 Prononcé comme l'ASAP familier, ALAP convient à ceux qui veulent repousser un événement. Exemple : un ami répond à l'heure de ramassage pour une fête.
3 / 50
4 / 50 Utilisez cet acronyme pour un avertissement discret sur un piège potentiel. Exemple : « Je viens d'arriver. AWTTW, pas de chapeau à l'entrée. »
5 / 50
6 / 50 BRB signale une pause brève : « BRB, je fais une salade. » Attention, certains l'emploient pour quitter une conversation (Urban Dictionary).
7 / 50
8 / 50 Signale un ennui profond lors d'un événement. Utilisé discrètement pour compatir ou informer les absents.
9 / 50
10 / 50 BTDT vante une expérience passée. Exemple : « Les nouvelles montagnes russes de Six Flags ! » – « BTDT. »
11 / 50
12 / 50 Fermeture amicale impliquant une suite. Attention : parfois connoté sexuellement (Urban Dictionary).
13 / 50
14 / 50 Exprime l'apathie maximale. Exemple : « Avec qui sort Sherry ? » – « DKDC. »
15 / 50
16 / 50 Idéal avec photo/vidéo. Exemple : DYJHIW + image de café sur pancakes.
17 / 50
18 / 50 Signale une disponibilité après une pause. Exemple : plus occupé à nourrir votre pieuvre.
19 / 50
20 / 50 Exprime incrédulité/exaspération. Exemple : « Je dois renflouer pour tricoter. » – « GMAB. »
21 / 50
22 / 50 Littéral ou sarcastique selon l'info. Exemple : code d'entrée d'immeuble.
23 / 50
24 / 50 Demande de mises à jour ou de lien durable. Exemple : sortie incertaine ados ou au revoir étudiant.
25 / 50
26 / 50 Demande d'updates sur situation évolutive. Exemple : place en ligue fantasy.
27 / 50
28 / 50 Le plus célèbre ! D'abord « lots of love/luck » en lettres, premier usage rire en 1989 (FidoNews), Oxford 2011.
29 / 50
30 / 50 Rassure sur confidentialité. Exemple : « Rien sur Brenda. » – « MLAS. »
31 / 50
32 / 50 Avertissement ou regret personnel. Exemple : « Diesel dans essence – NAGI ! » (nagi minusc. = créatif, Urban Dictionary).
33 / 50
34 / 50 Opposition dramatique, promettant blocage.
35 / 50
36 / 50 Moins courant, introduit contraste. Exemple : « Pas sortie ce soir (enfant). OTOH, sœur baby-sitte. » (Urban Dictionary).
37 / 50
38 / 50 Renvoie compliment ou pique.
39 / 50
40 / 50 Excuse pour retard SMS ou IRL.
41 / 50
42 / 50 Sollicite avis après hésitation commune. Exemple : choix film cinéma.
43 / 50
44 / 50 Salutation finale courante, même sans suite immédiate.
45 / 50
46 / 50 Demande clarification. Exemple : « Horloges ! » – « WDYM ? » – « Heure d'été. »
47 / 50
48 / 50 Exprime surprise/choc. Ex. : « WITW pensais-je avec cette tenue ? » (Aussi virus IT, Urban Dictionary).
49 / 50
50 / 50 Incrédulité totale, positive ou négative. Ex. : « Bruno Mars au line-up ! » – « YGTBK ! »