Aaron Von Ossko, collectionneur d'art passionné.
Qui est Aaron Von Ossko ? Son nom circule déjà dans le monde de l'art grâce à sa collection impressionnante qui fascine artistes et amateurs. Ce qui distingue Aaron, c'est sa passion pour les artistes eux-mêmes. Philanthrope averti, il possède plus de 100 œuvres originales (de 50 $ à plus de 100 000 $), acquises auprès des talents les plus en vue de la côte Est et Ouest des États-Unis. Il baptise cette sélection éclectique la Collection Ésotérique, exposée à Art Basel Miami et au LA Art Show. Aujourd'hui, avec son nouveau projet Esoteric Collective, un collectif dédié à la défense des droits des artistes, Aaron aide les créateurs via des services de promotion médiatique et de développement de carrière. Le groupe a déjà placé des artistes dans des magazines comme FHM et Maxim. Doté d'une personnalité audacieuse, Aaron révolutionne l'industrie artistique. Nous l'avons interviewé pour explorer les origines de sa passion et sa vision disruptive.
Aaron, où êtes-vous né et avez-vous grandi ? Redland, en Californie. Quand avez-vous déménagé dans le comté d'Orange ?
J'ai rejoint le comté d'Orange (OC) en 2010. Auparavant, je travaillais dans le secteur automobile.
Parlez-nous de vos débuts dans ce domaine.
Mon père possédait un concessionnaire, donc j'ai grandi immergé dans ce monde. J'y ai travaillé la majeure partie de ma vie adulte.
Quand êtes-vous tombé amoureux de l'art ?
Dès l'enfance. J'ai commencé à dessiner en 3e année ; c'était une évasion hors du sport. J'ai appris les techniques autodidactes, comme la différence entre crayons 4H et 4B. Au lycée, j'ai choisi toutes les options artistiques possibles jusqu'à mon diplôme.
Avez-vous imaginé que l'art reviendrait si central dans votre vie ?
Pas du tout. Dans l'automobile, on vit au rythme des quinzaines et des mois : paie toutes les deux semaines, objectifs mensuels. C'est une industrie impitoyable où l'on vaut ce que vaut sa dernière vente.
Quand avez-vous commencé à collectionner ? Saviez-vous que vous collectionniez ?
J'achetais des œuvres originales lors d'échanges de week-end ou de marchés locaux, pour leur unicité et leur décoration. Inconsciemment, oui, mais sans me qualifier de collectionneur.
Quelles sont vos premières acquisitions actuelles ?
Via Facebook à l'époque. J'ai contacté un artiste, négocié, et acheté quatre pièces d'un coup.
Le début d'une addiction ?
Oui, amplifiée par Instagram, qui m'ouvrait l'art mondial au lieu du local.
Combien d'œuvres compte votre collection ?
Près de 100. Contrairement à d'autres, j'ai noué des liens personnels avec beaucoup d'artistes.
Comment ces amitiés ont-elles commencé ?
Grâce à Instagram : commentaires, DM directs. À un moment où je pouvais investir, j'ai connecté avec des talents comme King Saladeen, Gregory Siff, Spencer "Mar" Gilbert ou Tonia Calderon. Les rencontres en galeries ont renforcé ces liens organiques.
Et le réseautage en galeries ?
Rencontres en personne, déjeuners pour découvrir leurs histoires. Contrairement à l'automobile (chiffres froids), l'art est intemporel et subjectif, comme le disait Eli Broad : « L'art est passion ou addiction. Les deux, probablement. »
Votre collection évoque une cohérence émotionnelle.
J'ai des pièces de tous horizons, comme celles de Purnell Gray, jeune artiste de Baltimore peignant par amour malgré les épreuves. Les histoires des créateurs enrichissent chaque œuvre.
Parlez-nous de la Collection Ésotérique.
Ça a commencé par ma passion personnelle. Avec des pièces de 50 $ à plus de 100 000 $, elle intrigue car je partage les histoires des artistes, pas juste l'art.
Pourquoi cette attirance actuelle des artistes ?
J'achète directement, partage leurs récits via réseaux sociaux et MUSE Publishing. On valorise les artistes vivants, pas post-mortem.
Votre priorité actuelle ?
Soutenir les artistes sans viser le profit rapide. Voir mes amis artistes réussir rend heureux tout le monde.
Quelle est la mission d'Esoteric Collective ?
Aider les artistes à exposer, comme à Art Basel Miami : expédition, stands, ventes... Un travail colossal qui m'a révélé leurs défis. On élargit leur audience via médias.
Beaucoup d'efforts et d'argent ?
Oui, mais inestimable pour comprendre le processus.
Avez-vous exposé votre collection ?
Oui, lors de LA Art Week avec Banksy, Retna, Shepard Fairey, en partenariat avec des galeries.
Comment avez-vous structuré le collectif ?
Partenariat avec MUSE Publishing pour combler l'écart entre amateurs et artistes. Les galeries ignorent souvent les histoires humaines : luttes, dons anonymes...
Pourquoi ces récits ne sont-ils pas plus mis en avant ?
C'est le rêve américain : outsiders comme Gregory Siff ou King Saladeen qui triomphent. Inspirant et authentique.
Quel message clé pour les lecteurs ?
Pas besoin d'être riche pour collectionner. Contactez les artistes via réseaux sociaux, négociez poliment, achetez ce que vous aimez. C'est accessible et gratifiant.
Conseils pour débutants ?
Complimentez sincèrement, bâtissez des relations. Acceptez les paiements échelonnés si besoin. Préférez l'original à l'anonyme de masse.
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