Alors que nous entamons une nouvelle année, le monde évolue à vive allure grâce aux avancées technologiques et à l'innovation. Quelles implications pour les jeunes qui se préparent à entrer dans ce paysage en mutation ?
Cette ère en rapide évolution confronte la jeunesse à de multiples incertitudes. Il est crucial de définir des objectifs clairs et un plan d'action pour les diplômés fraîchement sortis des établissements scolaires, prêts à s'immerger dans l'économie du savoir.
Au fur et à mesure que la société progresse, notre économie repose de plus en plus sur la connaissance. Dans cette économie, les professionnels de la technologie conçoivent la majorité de nos produits, services et innovations scientifiques. Cette transition technologique redéfinit les trajectoires professionnelles des jeunes générations.
Dans un article scientifique publié en 2004, Powell et Snellman, professeurs à l'Université de Stanford, définissent l'économie du savoir comme « une production et des services basés sur des activités à forte intensité de savoir, qui accélèrent le progrès technique et scientifique tout en favorisant une obsolescence rapide ». Selon ces chercheurs, l'élément clé réside dans une dépendance accrue aux compétences intellectuelles plutôt qu'aux ressources physiques ou naturelles.
Comment la jeunesse s'adapte-t-elle à cette ère marquée par l'obsolescence rapide ? Et comment évolue précisément l'économie du savoir ?
Le concept d'« économie du savoir » émerge dans les années 1960 pour décrire l'accélération des progrès scientifiques et leurs impacts économiques et sociaux. Notre monde a depuis subi de profondes transformations.
L'économie du savoir évolue en parallèle de notre dépendance croissante à l'informatisation et à l'automatisation. Ces avancées, fruits d'esprits brillants, simplifient notre quotidien tout en stimulant l'innovation.
Cet environnement technologique accroît la demande de compétences spécialisées en science et technologie. Cependant, il pose un défi : une main-d'œuvre hautement qualifiée en STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) devient indispensable, au détriment des modèles économiques traditionnels axés sur la production physique.
La principale inquiétude ? Les systèmes éducatifs actuels ne préparent pas suffisamment les élèves à une économie du savoir où les carrières STEM dominent.

Dans un article perspicace de The Guardian en 2017, la chroniqueuse Rhiannon Coslett critique les programmes scolaires actuels, jugés inadaptés aux carrières lucratives de demain. Elle propose d'enseigner les mathématiques via des applications pratiques, comme les taux d'intérêt des cartes de crédit.
Coslett plaide aussi pour un accent renforcé sur le codage, essentiel dans notre ère numérique.
Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, compare l'apprentissage de la programmation à la lecture et l'écriture. De même, Steve Jobs affirmait que programmer développe la pensée critique.
Le codage cultive la résolution de problèmes, la logique, la causalité et la créativité. Introduit tôt, il ouvre la voie à des compétences connexes.
Sheryl Sokoler, dans eSchool News, assimile le codage à une nouvelle langue, base pour d'autres disciplines.
Danny Kinahan, président de l'APPG pour l'éducation, prône un programme axé sur des compétences adaptables : littératie financière, entrepreneuriat – des atouts prisés par les employeurs.

L'éducation et la recherche ont toujours propulsé le développement sociétal. Avec la montée des technologies de l'information, l'économie du savoir s'impose.
Selon David Finegold de l'Université Rutgers, la technologie incite les adultes à reprendre des études supérieures pour acquérir des compétences actualisées.
Les universités doivent offrir des formations pertinentes, axées sur les métiers d'aujourd'hui et de demain.
Pour un avenir optimiste, les systèmes scolaires doivent former dès le plus jeune âge à un large éventail de compétences adaptatives, face à une économie en perpétuelle évolution.
Introduire le codage et les STEM tôt prépare les élèves aux carrières dominantes. Les programmes actuels manquent d'approche pratique (impôts, assurances, entrepreneuriat), limitant l'employabilité.
Des experts appellent à réformer l'enseignement supérieur pour les reconversions. Sans cela, l'évolution de l'économie du savoir risque d'aggraver les inégalités d'emploi et de salaires.
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