Écrire à la main ou taper au clavier ? Pour la plupart des écrivains modernes, la réponse semble évidente : taper, bien sûr.
Pourquoi perdre du temps à griffonner lentement vos idées sur papier, souvent illisiblement, alors que vous devrez tout retranscrire plus tard ? Surtout si vous avez du mal à lire votre propre écriture. Dans un monde où les enfants apprennent à taper sur iPad avant de tenir un crayon, l'écriture manuscrite semble obsolète, comme utiliser une plume sur parchemin.
Pourtant, si votre instinct créatif vous pousse vers un stylo de qualité – comme un Parker élégant – pour libérer votre potentiel, il a raison. De nombreuses études des deux dernières décennies montrent que l'écriture manuelle active de vastes régions du cerveau liées au langage, à la pensée et à la mémoire de travail. Votre cerveau travaille plus intensément, favorisant un flux créatif plus abondant.
En cas de blocage de l'écrivain, passer au stylo et papier est une solution éprouvée. Éloignez-vous de votre bureau : installez-vous où bon vous semble, intérieur ou extérieur, dans un cadre inspirant. Sans ordinateur, vous échappez aux distractions d'Internet.
L'écrivaine Mary Gordon, dans son essai Putting Pen to Paper, but Not Just Any Pen and Not Just Any Paper, défend cette approche : tout repose sur l'objet lui-même. L'ordinateur, utilisé pour le travail quotidien, évoque des tâches routinières loin de l'inspiration.
La technologie excelle pour produire, diffuser et partager notre art. Mais la vraie question est : à quel stade de votre processus créatif l'intégrez-vous ?
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