Les familles adoptent de multiples formes. Les personnes qui élèvent un enfant ne sont pas toujours ses parents biologiques ou adoptifs. Souvent, d'autres membres de la famille, comme les grands-parents, assument ce rôle. Cette configuration est appelée famille à saut de génération.
Une famille à saut de génération réunit grands-parents et petits-enfants, sans la génération des parents intermédiaire. Les grands-parents élèvent ainsi leurs petits-enfants en l'absence des parents.
Les raisons sont variées :
Préférant éviter le placement en famille d'accueil, les grands-parents interviennent souvent. En 2008, une loi fédérale américaine a facilité l'adoption ou l'accueil des petits-enfants par les grands-parents.
Outre "famille à saut de génération", on utilise :
Relativement rares par rapport aux familles traditionnelles, ces structures ont doublé : 3 % des ménages en 1970, 6 % en 2012. En 2010, 920 000 enfants américains vivaient avec un grand-parent sans parent présent. Selon le Census Bureau, 39 % de ces grands-parents élèvent leurs petits-enfants depuis plus de cinq ans.
Être grand-parent éducateur génère des défis pour les aînés.
Replongés dans l'éducation malgré l'âge ou la retraite, ils font face à des enfants souvent marqués par un passé toxique, avec des troubles émotionnels ou comportementaux. Ajoutez santé fragile, finances précaires, tensions familiales ou procédures judiciaires.
Certains grands-parents se sentent responsables des échecs parentaux, menant à la dépression. L'isolement social, en voyant leurs pairs libres, accentue la solitude.
Moins aisés que les familles parentales, ces ménages risquent la pauvreté, surtout sans soutien parental. Beaucoup bénéficient d'aides publiques.
Grandir sans parents biologiques a des répercussions.
Les budgets des grands-parents sont souvent tendus, augmentant le risque de précarité.
Traumatismes parentaux (addictions, négligence, abus) favorisent anxiété, dépression chez les filles, et actes extériorisés chez les garçons. Les adolescents, moins surveillés, risquent plus de troubles identitaires et dépressifs.
Malgré les défis, ces familles offrent des bénéfices.
Les petits-enfants maintiennent les grands-parents actifs et dynamiques via jeux, sorties et activités scolaires.
Après le départ des enfants, élever des petits-enfants redonne utilité et valeur.
Les enfants gagnent un cadre structuré et aimant, loin du chaos parental précédent.
Groupes d'entraide et ressources (financières, santé, logement) existent pour ces familles. Entourez-vous pour créer un environnement épanouissant.
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