L'année écoulée a été riche en émotions : stimulante, émouvante, écrasante, stressante, mais aussi inspirante et gratifiante. Je suis inspiré par le travail exceptionnel qui m'entoure et par ces personnes dévouées qui ne viennent pas seulement pour un emploi, mais pour une véritable mission.
Il est indéniable que nous avons tous dû adapter notre manière de travailler et de vivre, face à des stress et des inquiétudes inédits. Après une année intense à gérer ces défis, j'observe les impacts sur des individus solides et engagés, tant dans ma sphère personnelle que professionnelle.
Comment rester la meilleure version de soi-même dans ces circonstances ? Cette question m'a souvent taraudé. La réponse réside dans le soutien et la résilience. Le terme « accompagnement » varie selon les contextes : il signifie « apporter de l'aide », « supporter un poids » ou « tenir bon ». Nos besoins en soutien évoluent avec nos situations personnelles.
Si la plupart se sentent valorisés en aidant les autres, il arrive que la demande dépasse nos capacités. Cela peut générer un sentiment d'échec ou d'épuisement. Notre instinct nous pousse à donner plus, mais que faire quand nos réserves sont à sec ?
Au fil de nombreuses discussions cette année sur l'entraide en ces temps inédits, j'ai tiré des leçons de mes collègues remarquables. D'abord, rappelons-nous que nous pouvons soutenir les autres sans pour autant tout résoudre à leur place. Dans notre rôle d'aidants, nous devons reconnaître nos limites et ne pas porter seule la charge de leur résilience. Chacun reste responsable de sa propre force intérieure. Posez-vous la question : « Qu'est-ce que je peux contrôler ici ? » et avancez en conséquence.
Ensuite, explorons et comptons sur ce qui nous ancre personnellement. Cette pandémie a remis en perspective nos priorités. Nous avons cultivé notre créativité pour maintenir les liens familiaux, profiter des loisirs et préserver notre santé. C'est un chemin intime que l'on peut guider, mais non emprunter à la place d'autrui.
Enfin, prendre soin de soi est essentiel pour aider efficacement. Confession : je progresse encore dans ce domaine. En tant qu'aidants, négliger nos limites et besoins épuise notre capacité à soutenir. Notre corps nous alerte ; il faut l'écouter. J'ai appris que « non » ne signifie pas « jamais », mais « pas maintenant ». Dire non est parfois vital pour notre équilibre, même si cela heurte.
Investir dans notre bien-être mental, émotionnel, social et physique exige un effort conscient. Cela nous rend plus performants et durables. J'ai placardé « Un jour à la fois » chez moi et au bureau. Ce mantra m'aide à traverser les tempêtes. Soutenons-nous mutuellement, sans tout contrôler. Trouvez vos motivations, riez souvent et remerciez vos collègues inspirants.
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