En cette saison qui nous invite à nous alléger, à nettoyer et à renouveler notre garde-robe pour les beaux jours, un podcast sur le sommeil a retenu mon attention. Il n’est pas nouveau que, durant le sommeil, le liquide céphalorachidien circule dans le cerveau pour éliminer les toxines métaboliques via le système glymphatique. Cette image vivante m’accompagne chaque nuit sous la couette : des ondes de fluide qui restaurent et rafraîchissent mon cerveau. Elle m’a poussée à remplacer ma lecture de romans par une respiration guidée avant de m’endormir.
Cette métaphore m’a amenée à réfléchir à d’autres moyens de rafraîchir, restaurer et nettoyer mon esprit : comment épousseter ma vision du monde et me libérer des pensées inutiles ? Armée de mon plumeau métaphorique, j’ai découvert une vieille boîte poussiéreuse : celle des plaintes et idées négatives sur le vieillissement. Il est temps de m’en débarrasser.
Dans mon travail de travailleuse sociale, j’ai la chance d’accompagner de nombreux professionnels en début de carrière. Non seulement ils affinent leurs compétences, mais ils se posent des questions essentielles :
En les soutenant et en apprenant d’eux, je redécouvre ma propre position après trois décennies dans ce métier. Nombre de questions fondamentales ont trouvé leurs réponses, allégeant mes épaules d’un poids ancien.
Cette prise de conscience m’a conduite à ouvrir cette boîte de plaintes. Mon esprit s’attarde trop souvent sur les pertes liées à l’âge, renforcé par les lamentations collectives autour du vieillissement. Pourtant, cette étape offre des libertés et opportunités uniques, mentalement et biologiquement. Je recentre mon attention sur ces questions :
Je redécouvre de nombreux atouts, y compris énergétiques. Ma course du week-end est plus lente, mais ce rythme offre une perspective inédite, comme celle d’un vélo comparé à une voiture. Je privilégie désormais une vue d’ensemble à ciel ouvert plutôt qu’une observation étroite.
Ayant mis cette boîte aux ordures, je suis vigilante. Avec un sommeil réparateur et un cerveau nettoyé, quels recoins poussiéreux seront les prochains ?