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De piètre cuisinier à chef maison : les conseils qui ont transformé mes repas immangeables en délices

J'ai longtemps survécu avec des lentilles en boîte, des œufs micro-ondés et l'aide bienveillante de cuisiniers plus talentueux. Puis j'ai conquis la cuisine – et si j'y suis parvenu, tout le monde le peut.

De piètre cuisinier à chef maison : les conseils qui ont transformé mes repas immangeables en délices

La majeure partie de ma vie, j'ai été un cuisinier médiocre. Certains se disent piètres cuisiniers tout en préparant des repas appétissants pour quatre. Moi, je me suis intoxiqué deux fois.

Mon régime se limitait à des œufs brouillés au micro-ondes, des fromages infantiles, des lentilles mêlées à des tomates en conserve, des bols de petits pois et la poudre Huel. J'alternais deux dîners pendant un an et le même triste déjeuner de bureau pendant deux ans.

Bref, je fouinais comme un raton laveur. Je qualifiais la cuisine de « pas mon truc », comparé au basket. Et je ne suis pas seul.

Selon une enquête YouGov de 2014 auprès de 10 000 Britanniques, 10 % ne savent rien cuisiner – soit 5 millions de personnes. Une étude de 2018 révèle que 25 % ne maîtrisent que trois plats (œufs coque, soldats, porridge).

J'avais accepté mes limites – jusqu'à l'année dernière. Aujourd'hui, après des changements d'approche, je me considère bon cuisinier. Personne n'est plus surpris que moi, ni mes amis pour qui j'ai cuisiné. Pour la plupart, ces conseils sont évidents. Pour les « ratons laveurs » : lisez la suite.

Étudiez vos résistances mentales

James Clear, auteur d'Atomic Habits, explique que le changement commence par un virage identitaire : « Croyez de nouvelles choses sur vous-même. »

Identifiez pourquoi vous pensez ne pas savoir cuisiner. Une fausse idée ? Que vous ne méritez pas de bien manger, que le temps non travaillé est perdu, ou que la cuisine est anti-intellectuelle ou féminine.

Ces croyances, forgées dans l'enfance, sont insidieuses. Hanya Yanagihara a évité d'apprendre à cuisiner par peur du rôle domestique ; ma résistance était similaire. Réalisez que votre identité évolue. Décidez que vous savez cuisiner, et prouvez-le par petites victoires, conseille Clear.

« Nous sous-estimons notre capacité de changement », dit Signe Johansen, auteure de Solo : The Joy of Cooking for One. « C'est valorisant de se dire : je m'adapte et j'évolue. »

Faites monter les enjeux

J'ai stagné car je vivais avec un ami cuisinier : il dînait, je lavais. Mais cela me rendait complaisant.

Quand il est parti, je survivais de restes. Cuisiner une fois par quinzaine ne suffisait pas. Pratiquer avec un pro, c'est comme parler français avec un natif bilingue anglais : frustrant.

Demandez à votre conjoint ou colocataire une pause d'une ou deux semaines pour votre croissance. Au pire, offrez un plat à emporter.

Identifiez les essentiels de votre garde-manger

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Ma percée ? Vivre seule. Mon garde-manger diffère de celui de mon ex-coloc : yaourt grec, chou kale, haricots cannellini, beurre de cacahuète, crème aigre, flocons de piment, épinards, chapatis surgelés.

Ces incontournables m'inspirent. Sans eux, je ne les aurais pas découverts. Idem pour les outils : un mixeur est indispensable pour moi.

Neutralisez votre frein principal

Tim Ferriss a sondé 100 000 fans : trop d'ingrédients, compétences intimidantes, timing, station debout, gaspillage.

Traitez votre blocage prioritaire. Le mien : distractions (recette sur téléphone). Un haut-parleur intelligent (minuteurs, conversions, listes) change tout. Avec livres de cuisine, je pose le téléphone ailleurs : plus de brûlures.

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Créez un cercle vertueux

J'échouais, me décourageais. Les petites victoires comptent.

Ferriss (The 4-Hour Chef) prône une « marge de sécurité » : recettes tolérantes aux erreurs. Test : « Combien la mutiler pour un résultat incroyable ? »

« Voyez des résultats simples comme des œufs brouillés, la magie opère », dit Johansen.

Trouvez une source fiable

Toutes les recettes ne se valent pas. Livres testés ; Google, souvent SEO. « Beaucoup de mauvaises recettes », note Johansen.

Choisissez ce qui vous parle. Les lyriques m'éloignaient. The Roasting Tin de Rukmini Iyer : ratio effort/résultat idéal.

Iyer l'a créé post-rupture : « Si vous ouvrez un plat cuisiné, coupez une patate douce. » Peu de risques sans four défaillant.

Maîtrisez des formules, puis improvisez

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Après succès (brocoli-orzo d'Iyer), j'ai varié : légumes du frigo, bouillons. Chaque fois, confiance accrue.

Adaptez : ragoût d'Alison Roman – pois chiches par haricots, coco par tomates, curcuma par origan. Nouveau plat.

Découvrez vos raccourcis

Felicity Cloake (Guardian) : maîtrisez quelques plats aimés, adaptez-les.

Testez : 30 min au lieu de 45 ? Plus d'ail ? Essais-erreurs pour votre goût parfait.

Recettes floues (« consistance souhaitée »). J'ai appris : aubergines fines obligatoires ; oignons fondus OK ; eau de pâtes précieuse.

Évitez le piège des restes

Restes pratiques, mais goût d'échec ou lassitude.

Maintenez le rythme : congelez ou variez (élément frais). Iyer transforme en rissole.

Même toasts élevés (chapitre dans Solo de Johansen) : délicieux, nutritifs.

Comment faire de bons repas sans faire de vaisselle | Aide de cuisineEn savoir plus

Partagez avec autrui

Dîners stressants auparavant. Maintenant, amis une à deux fois/semaine : ragoût, pâtes, daal sur canapé. Simple, nourrissant.

Johansen : cuisinez pour « affinitaires », contents d'être nourris.

De raton laveur à donneur : quel chemin !



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