Exercer une profession créative à plein temps est difficile et souvent effrayant, cela ne fait aucun doute.
Que vous soyez écrivain, peintre, musicien, designer ou tout autre créatif, vous connaîtrez des moments d'incertitude, de peur et de doute, surtout lors de la publication d'une nouvelle création. Comme l'écrivait la poétesse anglaise Christina Rossetti : « Peut-il y avoir quelque chose de plus triste qu'un travail laissé inachevé ? Oui : le travail n'a jamais commencé. »
Lorsque vous travaillez sur vos projets créatifs, à l'image de l'escalade ou du VTT en montagne, vous affronterez ce que Steven Pressfield nomme la « Résistance » avec un R majuscule. Cette Résistance englobe trois « fléaux psychiques » de la vie créative : l'incertitude sur l'avenir, le risque de perte ou d'humiliation issu de vos efforts, et le doute sur la valeur de ces efforts.
Vous ne vous sentez jamais qualifié à 100 % pour créer et partager publiquement. Mais ne pas se sentir prêt n'est pas une raison pour s'abstenir.
Le risque d'être jugé ou ridiculisé pèse peu face à la terreur de l'indécision et du regret qui vous rongera en regardant en arrière une vie sans accomplissement significatif.
Vous ne voulez pas emprunter le chemin des regrets et des opportunités manquées.
De plus, le jugement est un feedback précieux. Les créatifs en ont besoin pour s'améliorer ; sans cela, impossible de valider et d'affiner son travail.
Quand ces fléaux surgissent et menacent de vous paralyser, ne les laissez pas gagner. Ne laissez pas la peur du jugement freiner votre élan.
Voici six stratégies pour surmonter l'incertitude, le doute et la peur en tant que créatif :
Ne fuyez pas vos problèmes. Affrontez-les directement pour les résoudre durablement et éviter de les revivre avec la même intensité.
La peur est un instinct de survie bénéfique. Utilisez-la à votre avantage. Comme l'explique Steven Pressfield dans La guerre de l'art : si peur, incertitude et doute sont absents, méfiez-vous. Cela pourrait signifier que votre création manque d'enjeu ou est devenue fade.
Prenez du recul : analysez ce que vous créez, son impact sur vous, et rappelez-vous pourquoi vous avez commencé. Cela apporte clarté et dissipe les craintes.
Et si tout échouait ? Survivriez-vous ? La plupart du temps, oui, et même un échec offre des leçons. Les critiques aiguisent et forgent la résilience.
Comme le dit Shakespeare : « Nos doutes sont des traîtres qui nous font perdre le bien que nous pourrions gagner en craignant d'essayer. » Les pires scénarios sont souvent imaginaires.
Les routines et rituels sont des ancres psychologiques de certitude. Ils apportent stabilité face à l'incertitude.
La volonté est limitée ; ritualiser les habitudes créatives en préserve. Pensez lieu de travail fixe, horaires dédiés, rituels pré/post-création, sessions de brainstorming.
Ces piliers vous ancrent et évitent la dispersion.
Amis et mentors offrent feedback, soutien et inspiration pour vaincre doutes paralysants.
Mentors : experts accomplis (professeur, éditeur). Amis : proches investis dans votre succès (partenaire inclus).
Ensemble, ils forment une « ruche créative » pour des retours constructifs essentiels à votre progression.
Intégrez votre public cible pour cerner ses besoins et recueillir des insights précoces.
Cela réduit doutes et peurs en validant vos choix, vous donnant le pouvoir de répondre ou surprendre.
Créez un MVP (produit minimum viable), testez, itérez avec feedbacks. Cela affine votre œuvre et renforce votre résilience aux critiques.
Ne prenez pas la création trop au sérieux. Amusez-vous ! Soyez indulgent envers vous-même.
Le perfectionnisme est destructeur, comme l'explique Brené Brown dans The Gifts of Imperfection : aucun haut dirigeant n'attribue son succès au perfectionnisme.
Les performants réussissent par leur appétit pour l'essai-erreur, l'apprentissage et la persévérance joyeuse. Vous êtes humain : accordez-vous l'empathie d'un ami. La créativité doit être fun, pas stressante. Rien n'arrêtera vos rêves !
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