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Les traumatismes de l'enfance : un enjeu de santé physique et mentale

L'exposition répétée à un traumatisme active facilement le système d'alarme du corps, libérant des hormones de stress qui perturbent le raisonnement et déclenchent les réponses de fuite, de combat ou de gel. Les enfants ne peuvent ni apprendre ni interagir harmonieusement avec leurs amis ou leur famille dans un état permanent de vigilance. Leur priorité devient alors la survie.

L'étude Adverse Childhood Experiences (ACE) démontre que plus une personne accumule d'expériences négatives durant l'enfance, plus son risque de développer sept des dix principales causes de décès aux États-Unis augmente. Selon une étude, les individus avec six ACE ou plus décèdent en moyenne 20 ans plus tôt que ceux sans aucun. L'étude ACE révèle que le traumatisme est à la fois un problème de santé mentale et physique. Pour calculer votre score ACE et en savoir plus, visitez www.acestoohigh.com.

La plupart des enfants exposés à un traumatisme font preuve d'une résilience remarquable grâce au soutien d'adultes stables et bienveillants. Cependant, certains nécessitent un traitement spécifique en santé mentale. La thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le trauma (TF-CBT) est un modèle validé scientifiquement pour aider les enfants et leurs familles à surmonter ces expériences. Pour découvrir la TF-CBT et d'autres approches fondées sur des preuves, consultez www.nctsn.org.

Les traumatismes de l'enfance exigent une collaboration collective.

Il nous appartient à tous de relever ce défi avec succès. Les enfants affectés par ces traumatismes vivent dans nos communautés, qu'elles soient grandes ou petites.

Ils ont besoin de :

  • familles, enseignants et prestataires de garde d'enfants qui comprennent que leurs comportements difficiles sont un appel à l'aide, même s'ils paraissent personnels ou provocateurs.
  • adultes capables de reconnaître le traumatisme et de répondre à leurs besoins pour développer de nouvelles compétences d'adaptation à la maison et à l'école.
  • législateurs et administrateurs scolaires qui valorisent les programmes socio-émotionnels autant que les autres initiatives éducatives.
  • professionnels d'aide soutenus et dotés des ressources nécessaires pour accompagner les familles face aux comportements difficiles.
  • leurs propres familles, renforcées par des systèmes inclusifs, car les enfants réussissent mieux lorsque leurs familles sont soutenues.
  • systèmes engagés à dépister le stress traumatique comme cause potentielle des difficultés scolaires ou comportementales – nous ne le saurons pas sans poser la question.
  • communautés qui favorisent la collaboration pour combattre les inégalités culturelles souvent à l'origine des traumatismes.

Ces solutions profitent à tous les enfants, pas seulement à ceux exposés au trauma. Des environnements sensibles au trauma bénéficient à l'ensemble. Personne – ni une personne, une famille ou un système isolé – ne peut y parvenir seul. C'est notre affaire à tous. Ensemble.


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