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Parler aux élèves du suicide

Le suicide peut être un sujet très difficile à aborder. Les enseignants se sentent souvent impuissants à prévenir le suicide des élèves, mais ils sous-estiment probablement l'impact de leurs paroles sur leurs élèves. Des conversations honnêtes et bienveillantes sur le suicide peuvent sauver des vies. Non seulement les élèves souffrant de douleur émotionnelle peuvent bénéficier de ces discussions, mais leurs pairs peuvent commencer à reconnaître les signes avant-coureurs parmi leurs amis et avoir le courage d'agir. Le silence sur ce sujet ne sera pas faites-le disparaître.

Les jeunes qui se sentent désespérés ou déprimés peuvent devenir désespérés. Il est essentiel que chacun connaisse les signes avant-coureurs du suicide et ne les ignore jamais (NASP, 2015). Les éducateurs peuvent dire à leurs élèves que les notes de suicide ou les menaces doivent être prises très au sérieux. Des commentaires indirects comme « Le monde serait mieux sans moi » ou « Je veux m'endormir et ne jamais me réveiller » peuvent signifier la même chose que « Je vais me suicider ». Ces messages peuvent prendre des formes plus subtiles par le biais de blagues, d'écritures créatives, d'œuvres d'art ou de publications sur les réseaux sociaux. Faites savoir à vos élèves de ne jamais promettre de garder ces commentaires secrets.

Panneaux d'avertissement

La discussion sur les signes avant-coureurs doit inclure des comportements à risque comme jouer avec des armes à feu et abuser de l'alcool ou d'autres substances. Leurs amis peuvent même ne pas sembler tristes, mais leurs actions peuvent montrer qu'ils ne se soucient pas de leur propre sécurité. Ce sont des signes avant-coureurs. Il en va de même pour la mort, faire des plans pour sa propre mort, donner ses biens préférés ou dire au revoir. Des événements douloureux comme des ruptures, des échecs scolaires, des brimades, une vie de famille stressante ou des abus peuvent déclencher des pensées et des actions suicidaires. Même un bonheur soudain et inexpliqué peut être un signe avant-coureur.

Les enseignants et les amis peuvent être les premiers à remarquer des changements soudains de comportement, comme se retirer des personnes qu'ils aiment, sauter des cours, se désintéresser des activités qui étaient importantes pour eux ou ignorer leur propre hygiène ou leur apparence personnelle.

Facteurs de risque

En plus des signes avant-coureurs, informez vos élèves des facteurs de risque qui peuvent augmenter le risque d'actes suicidaires. Les jeunes qui manifestent du désespoir et de la dépression sont plus à risque. Leurs sentiments peuvent entraîner des pensées suicidaires. Le risque est également plus grand pour ceux qui s'automutilent. S'ils ont une maladie mentale, si des membres de leur famille ou des amis se sont suicidés, ou s'il y a une arme à feu à la maison, leur risque de suicide est également plus élevé.

Il est essentiel d'accroître la sensibilisation aux signes avant-coureurs et aux facteurs de risque. Néanmoins, les discussions en classe sur le suicide doivent aller plus loin afin que les élèves sachent quoi faire ensuite. Faites savoir aux élèves que le simple fait de parler à leurs amis qui présentent ces signes peut les aider. Être avec eux et les écouter est essentiel, tout comme leur faire savoir à quel point ils sont importants et qu'il y a de l'aide et de l'espoir. Informez les étudiants qu'une aide gratuite est disponible en appelant le 1-800-273-TALK (8255) ou envoyant "START" par SMS au 741-741 pour parler à un conseiller avec la Crisis Text Line.

Les élèves doivent savoir qu'il ne faut jamais garder secrets les pensées ou plans suicidaires d'un ami (NASP, 2015). Ils doivent le dire à un adulte et le faire tout de suite. Ils pourraient le dire à n'importe quel adulte de confiance, que ce soit leur propre parent, le parent de leur ami, un psychologue scolaire, un enseignant ou un conseiller. Les enseignants peuvent les rassurer sur le fait qu'ils n'ont jamais à se soucier de savoir si les adultes vont les croire, mais qu'ils doivent continuer à le dire jusqu'à ce que l'un d'eux écoute. En amorçant ces discussions et en partageant les faits avec leurs élèves, les éducateurs peuvent éclairer les ténèbres pour les jeunes qui souffrent.

Référence :Association nationale des psychologues scolaires (NASP), 2015.

S'il s'agit d'une situation d'urgence et que vous ou quelqu'un que vous connaissez avez besoin d'une aide immédiate n'hésitez pas à contacter l'une des ressources suivantes :

  • Ligne de texte de crise de l'Alliance nationale pour la santé mentale (NAMI) :appelez le 1-800-950-NAMI
  • Envoyez "START" au 741741 à tout moment.
  • Ligne de sécurité nationale pour la prévention du suicide :appelez le 1-800-273-TALK (8255).

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