Le mot "famille" désigne généralement un groupe d'individus liés par le mariage, le sang ou l'adoption, composé de deux parents et d'un ou plusieurs enfants. Mais qu'est-ce qui fait d'un ménage une véritable famille ? Les liens de parenté, la cohabitation ou les relations profondes qui les unissent ? Pour moi, la famille, c'est celle à qui l'on peut demander de l'aide, des conseils, sur qui compter et qui nous offre un amour inconditionnel.
En tant qu'ancienne enfant placée en famille d'accueil, j'ai vite réalisé que je recherchais avant tout un sentiment d'appartenance. Ce sentiment est synonyme de sécurité, de soutien, d'acceptation, d'inclusion et d'identité. Il était crucial pour moi, compte tenu de mon passé traumatique, pour guérir et me développer pleinement.
Malheureusement, de nombreux enfants placés négligent leurs besoins émotionnels, physiques et mentaux de base, et doivent assumer seuls leur croissance à un âge trop précoce. Environ 90 % des enfants en famille d'accueil ont été exposés à des traumatismes comme la maltraitance, la négligence ou la violence domestique. Privés de leurs besoins fondamentaux, ils se sentent perdus et ont besoin de relations adultes positives et d'une communauté bienveillante pour guérir et s'épanouir.
Le placement en famille d'accueil est souvent source de confusion et d'anxiété pour l'enfant, qui peine à comprendre sa situation et à s'intégrer dans une nouvelle famille tout en trouvant sa place. C'est là que les parents d'accueil peuvent offrir soutien, amour et stabilité. Assurer un sentiment de sécurité est vital, surtout après des disruptions répétées au domicile. Des études montrent que les enfants qui réussissent leur placement présentent moins de problèmes émotionnels et comportementaux graves.
Aujourd'hui en dernière année d'université, je mesure le chemin parcouru grâce à mes parents adoptifs qui m'ont guidée et soutenue. J'ai bâti mon estime de soi, ma confiance et ma croissance personnelle grâce à eux. À 16 ans, au cœur de ma quête identitaire, j'ai été placée dans une famille préférant les tout-petits. Anxieuse face au risque d'exclusion ou de rejet, j'ai pourtant trouvé auprès d'eux sécurité, vulnérabilité bienveillante et sentiment d'appartenance grâce à leur patience, leur compréhension et leur amour inconditionnel. Contrairement aux foyers précédents, ils m'ont intégrée comme leur propre enfant, sans me stigmatiser.
Si vous vous interrogez sur le rôle de parent d'accueil, contactez une agence locale comme Nexus-PATH ou Nexus-Kindred pour plus d'informations. De bonnes familles sont toujours nécessaires : des enfants comme moi attendent la vôtre pour se sentir en sécurité, soutenus et à leur place.