Pour les personnes atteintes de diabète de type 1, les injections d'insuline sont vitales pour survivre. Elles peuvent aussi être nécessaires en cas de diabète de type 2 lorsque le pancréas ne produit plus assez d'insuline.
Une injection réussie exige une technique précise pour une assimilation optimale. Cet article détaille la procédure, les fonctions de l'insuline, les causes des diabètes types 1 et 2, les limites à long terme pour le type 2, les effets secondaires et 8 conseils pratiques pour des injections efficaces.
Les glucides ingérés sont convertis en glucose, qui passe dans le sang via l'intestin grêle pour alimenter les cellules en énergie.
Les cellules absorbent le glucose grâce à l'insuline, qui agit comme une clé ouvrant leurs portes.
Dans le diabète de type 1, une maladie auto-immune, le pancréas ne produit plus d'insuline. Sans injection, le glucose s'accumule dans le sang, menaçant la vie. Souvent diagnostiqué chez l'enfant (diabète juvénile), il est incurable. Depuis 1921, l'insuline extraite d'animaux sauve des vies.
Le diabète de type 2, lié à l'âge avancé mais croissant chez les jeunes en raison du mode de vie occidental, implique une insulinorésistance : le pancréas produit de l'insuline, mais les cellules y répondent mal.
Le pancréas s'épuise, nécessitant injections ou médicaments.
L'insuline, hormone anabolisante, favorise le stockage des graisses, aggravant la résistance et créant un cercle vicieux (sources multiples).
L'insuline s'injecte directement dans le sang, car dégradée par l'acide gastrique si ingérée. Les recherches sur l'administration orale échouent en raison d'une faible absorption.
Méthode la plus répandue, avec conseils détaillés ci-après.
Idéale pour enfants et diabétiques type 1, elle délivre l'insuline via cathéter sous-cutané, offrant un contrôle précis et une meilleure qualité de vie.
Cathéter sous-cutané pour enfants, permettant injections sans piqûre via membrane.
Pour réguler la glycémie, éviter hyperglycémie (trop élevée) et hypoglycémie (trop basse), toutes deux potentiellement mortelles.
Survenue chez insulino-dépendants par surdosage, mauvaise absorption ou site inhabituel. Traiter par sucre ou glucagon. Reconnaître symptômes précoces.
Due à oubli d'injection ou mauvaise absorption. Boire beaucoup, injecter, éviter aliments. Reconnaître symptômes opposés à l'hypo.
Hyper/hypoglycémie dus à mauvaise utilisation. Lipodystrophie (épaississement cutané) par injections répétées au même site, causant absorption irrégulière.

Allergies rares (à conservateurs). Troubles visuels temporaires au début.

Abdomen idéal (rapide), puis fesses (lent), cuisses (lent), bras (moyen). Éviter muscle.

Éviter lipodystrophies par rotation (quadrants abdomen, schéma enfants).

4-5 mm pour sous-cutané. Pli cutané pour ≥8 mm.

Toujours à 90°.

Pas de désinfection systématique.
Agiter doucement insuline trouble.

Aiguille neuve, fine ; éviter alcool humide, poils ; glaçon possible.
Éliminer bulles, injecter lentement, attendre 10 s avant retrait.
Indispensables pour type 1, mais pour type 2, changeable par régime et mode de vie.
Rémission possible en 8 semaines avec discipline (sources). Ne pas arrêter seul ; viser poids santé pour réduire graisse viscérale.
