Si vous souhaitez réussir votre premier pain sans échec, optez pour une focaccia parfumée à l’huile d’olive plutôt qu’un pain blanc traditionnel. Plus simple à réaliser qu’à épeler, insiste Nigel Slater, expert culinaire de renom.
Alors que la construction de ma nouvelle cuisine – mon projet préféré pour agrandir l’espace de cuisson au sous-sol – bat son plein, j’ai déménagé mon bureau au dernier étage. J’écris désormais face au ciel, profitant de l’isolation zéro carbone qui me permet de taper sans gants pour la première fois en février depuis des décennies.
Depuis le Nouvel An, je me suis plongé dans les tâches domestiques : peinture, dons de livres à la charité, planification du potager, commande de graines, et élimination de paperasse superflue.
La fabrication du pain s’intègre parfaitement à ces journées casanières. Le rythme apaisant de la pâte levée, sa lente montée, s’accorde aux week-ends actifs ou aux jours trop froids pour sortir. Contrairement à d’autres cuissons exigeantes, le pain s’adapte à votre emploi du temps, avec des pauses de 20 minutes qui laissent la pâte travailler seule.
Cette semaine fut celle de la focaccia : des plateaux de pâte moelleuse à l’olive sortaient du four chaque matin, emplissant la maison d’arômes grillés. Ces pains plats valorisent les nouvelles huiles d’olive hivernales, avec leurs notes herbacées et salées. Idéale pour les débutants, elle réussit presque toujours.
Il suffit de farine à pain forte, levure, huile d’olive, eau, gros sel et un endroit tiède. J’y ai ajouté ail, olives vertes et persil. Versez l’huile en fin de préparation pour un meilleur résultat.
Le lendemain, grillez les restes et farcissez-les de fromages fondants comme le taleggio, salades, tomates séchées, tapenades d’olives-anchois, jambon ou salami. Hier, taleggio et purée d’olives grillées jusqu’à ce que le fromage glisse.
Ce matin, les miettes ont servi de base à une soupe : bouillon de poulet fumant, légumes verts blanchis, filet d’huile d’olive. Chaque miette a été savourée.
Pour un pain rond d’environ 24 cm de diamètre. Utilisez un moule peu profond (5 cm de haut) ou une poêle de 24-30 cm. Conservez 2-3 jours emballé.
Ingrédients :
450 g de farine à pain forte
1,5 c. à c. de sel
2 c. à c. de levure sèche instantanée (1 sachet, 7 g)
400 ml d’eau tiède
Semoule de maïs
Une bonne poignée d’olives vertes
3 c. à s. d’huile d’olive
1 gousse d’ail
20 g de persil plat
Feuilles de 4 brins de thym
Flocons de sel de mer
Dans un grand bol, mélangez farine, sel et levure. Ajoutez l’eau pour former une pâte collante.
Farinez le plan de travail, déversez la pâte et pétrissez légèrement en incorporant de la farine jusqu’à ce qu’elle se détache sans coller (un peu plus humide qu’une pâte à pain classique). Pétrissez 5 minutes. Placez dans un bol fariné, couvrez et laissez doubler de volume (1 h).
Huilez et semoulez le moule. Préchauffez le four à 220 °C (th. 7).
Étalez la pâte dans le moule, couvrez et laissez lever 30 min.
Dénoyautez et hachez les olives, mélangez avec 1 c. à s. d’huile, ail haché, persil et thym.
Piquez la pâte avec un doigt fariné, étalez le mélange olives-herbes, salez. Cuisez 25-30 min jusqu’à doré et croustillant. Arrosez d’huile, démoulez chaud et déchirez.
Utilisez les restes de pâte d’olive (recette ci-dessous, conserve au frais).
Ingrédients :
2 tranches épaisses de focaccia
200 g de taleggio
Pâte d’olive :
150 g d’olives vertes dénoyautées
2 gousses d’ail pelées
2 filets d’anchois
1 c. à s. de câpres
Jus de citron
Feuilles d’1 brin de romarin
Huile d’olive
Mixez olives, ail, anchois, câpres. Ajoutez jus de citron, romarin et huile pour une pâte épaisse.
Fendez la focaccia, étalez la pâte d’olive, ajoutez tranches de taleggio. Grillez jusqu’à ce que le fromage fonde légèrement.
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