L'automne approche, une saison intense pour les fermiers, jardiniers et amateurs de cueillette. Terminez les travaux du jardin, profitez de la chasse et récoltez les trésors de la nature. Les glands, disponibles à cette période, représentent une ressource nutritive précieuse pour vos réserves alimentaires.
Vous vous demandez peut-être : « Les glands sont-ils comestibles ? Ne sont-ils pas toxiques ? Que faire avec des glands ? Comment les traiter pour les rendre consommables ? » Ces interrogations sont légitimes. Pendant longtemps, j'ignorais que les glands des chênes environnants pouvaient être mangés, malgré un arbre centenaire chez ma grand-mère. Une telle quantité de nourriture perdue !
Si vous vivez près de chênes, exploitez cette source locale. Les Amérindiens en faisaient un aliment de base avec diverses variétés. Aujourd'hui, les glands sont souvent vus comme une nuisance au jardin, car les oiseaux et écureuils n'en consomment pas tous, créant des risques de chute.
Avez-vous déjà marché sur un gland ? Ces « petites boules mortelles » pour les chevilles ! Ne ratez pas cette récolte gratuite : apprenons à récolter, transformer et savourer les glands.
Les glands tombent naturellement en automne avec le refroidissement. Ramassez-les au sol, sans les cueillir sur l'arbre – ils ne sont pas mûrs. Au printemps, des glands résiduels peuvent subsister, mais la récolte automnale est optimale.
Rentrez-les à l'intérieur pour sécher et éviter les moisissures.
Pour les débutants, voici des critères essentiels :
Tous les glands ne se valent pas. Les tanins causent l'amertume et nécessitent un lessivage. Goûtez pour tester : évitez les très amers. Généralement, grands chapeaux = plus de tanins. Privilégiez gros glands à petits chapeaux.
Chair blanche ou claire (rosée possible) = consommable. Évitez le vert.
Un gland germé est sûr si la chair n'est pas verte.
Ignorez les verts précoces (souvent infestés). Attendez les bruns mûrs.
Jetez les glands percés.
Stockez au sec pour une longue conservation, comme les écureuils. L'humidité favorise les moisissures. Les Amérindiens utilisaient des paniers surélevés pour aérer et protéger des animaux.
Triez d'abord : éliminez les douteux. Stockez en récipients ouverts, remuez hebdomadairement.
Après récolte, éliminez les tanins pour atténuer l'amertume. Préférez le lessivage à froid (long mais efficace) à l'ébullition.
Décortiquez : glands frais résistants ; séchez-les d'abord. Certains se fissurent naturellement. Accélérez au four (lumière allumée) 1-2 jours.
Retirez la peau brune tannique. Trempez 10-15 min pour faciliter. Plongez immédiatement la chair dans l'eau froide anti-oxydation.
Mixez chair + eau (parts égales) en pâte épaisse (petits lots). Dans un grand bocal Mason (4 L), laissez décanter overnight : versez eau amère, rincez à l'eau froide, secouez. Répétez quotidiennement jusqu'à fadeur (goûtez après quelques jours).
Égouttez via étamine, essorez. Étalez sur plaque, séchez au déshydrateur/four bas (heures/nuit, surveillez).
Utilisez grossière (comme semoule) ou moulez en farine (moulin, robot, blender, moulin à café).
Pas consommés seuls, mais transformés en farine ou gruau sans gluten, goût noisette sucré.
Gruau : pains (recette pain aux glands), crêpes/pizzas (recette crêpes), porridge, farce.
Farine : gâteaux (gâteau aux glands), smoothies, liant boulettes/sauces, biscuits, épaississant. Remplacez ¼ de farine classique (ajustez sucre ; ajoutez gluten vital pour pains levés).
Les glands, bien traités, offrent une nourriture saine et gratuite. Affrontez écureuils si besoin : la récolte est abondante !
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