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Briser la barrière des légumes : le Grand Défi Végétal de A à Z avec mon fils

Après une énième dispute avec mon fils à propos de sept petits pois, j’ai eu une idée géniale. Ensemble, nous nous sommes lancés dans une exploration alphabétique du monde végétal.

À sept ans, mon fils Freddie était un éviteur consommé de légumes. Il mangeait autour d'eux comme un petit oiseau picorant de la chapelure. À la fin de chaque repas, les légumes restaient là, intacts, l'attendant. Les choses n'avaient pas toujours été aussi difficiles. À 20 mois, Freddie adorait les légumes. Mais à deux ans, tout a changé. Je blâme un cadeau d'anniversaire : une cuillère en plastique blanc en forme d'avion avec des ailes.

« En voici un qui vole ! », disait mon mari Chris en tentant de faire atterrir une cuillerée de brocoli dans la bouche de Freddie. « Ouvrez le hangar à avions ! »

La bouche de Freddie s'est refermée. Les commentaires de Chris sont devenus plus élaborés, et le bambin plus résolu. « L'aéroport est fermé », fut l'une de ses premières phrases.

J'espérais que son aversion s'estomperait avec l'âge. Au contraire, elle s'est intensifiée. Un soir, après une dispute sur sept petits pois, j'ai lancé le Great Big Vegetable Challenge. Il est impossible d'interdire un groupe d'aliments entier. Freddie refusait tous les légumes, alors je lui ai proposé de les explorer de A à Z. Les règles étaient simples : nous testions au moins trois recettes par légume, Freddie notait chaque plat. Nous avons créé un blog pour inviter les parents du monde entier à nous rejoindre.

Notre premier légume fut l'artichaut. Le lendemain, le blog débordait déjà de messages : commisération de Calgary, angoisse d'Amsterdam, sagesse de Norfolk. Une grand-mère italienne suggéra des cœurs d'artichauts sur pizza. Freddie les goûta et admit les aimer. Le défi a décollé. Freddie surveillait les visites mondiales et se sentait responsable envers son public. Mon rôle : préparer les recettes. La tension aux repas a fondu.

Trouver un légume par lettre est devenu une obsession. Je faisais des détours pour dénicher des raretés, comme le daikon géant à Chinatown, passé aux contrôles de sécurité à Whitehall. « Ce n'est pas un Blackberry, c'est un daikon qui ne se connecte pas à Internet ! » Les agents n'ont pas ri.

En famille, nous avons testé des nopales (cactus), nori (algues), karela amer, orties, oseille, criste marine. Nous avons cultivé tomates, herbes, champignons ; goûté 10 laitues ; fêté les « anti-pois ». Même les rejets étaient temporaires : un prochain légume attendait.

Notre réfrigérateur, le « Naming and Shaming Fridge », raconte notre odyssée de deux ans. Freddie déplace les aimants : « Je déteste », « Pas sûr », « J'aime ». Au début, seul pomme de terre et maïs étaient aimés. Aujourd'hui, peu de détestations, beaucoup d'espoirs, et des favoris en haut.

Lancé en désespoir de cause, le défi m'a transformée en conseillère. Un e-mail récent : « Mère désespérée – Aidez-moi ! » J'ai montré à Freddie. Il a répondu : « Commencez par pizzas artichauts-pancetta, quesadillas courgettes, et gâteau betterave-chocolat. »


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