Que ce soit pour des friandises ou des collations, rien ne surpasse la pâtisserie pour Jane Brocket, surtout lorsque les enfants participent.
La pâtisserie est le levain de ma vie. Elle remonte mon moral, mon humeur et mon appétit. La simple idée de cuire un plateau de petits pains, de pétrir une miche de pain ou de trancher un gâteau au beurre et au citron suffit à me redonner le sourire. Faire ces choses est la meilleure thérapie imaginable. J'ai une chance incroyable d'avoir trois enfants (Tom et Alice, 15 ans, et Phoebe, 12 ans), car ils m'offrent l'un des plus grands plaisirs de l'existence : cuisiner pour eux et avec eux.
J'ai toujours cuisiné – depuis que je pouvais me tenir sur un tabouret pour aider ma grand-mère, en brandissant une énorme cuillère en bois et en léchant le bol. Mais rien ne vaut l'enthousiasme sans retenue de sa propre progéniture. Pas de « oh, juste la tranche la plus fine » ou « je partage si quelqu'un veut ». Non, les enfants dévorent les pâtisseries avec appétit, délectation et en redemandent.
La question qu'on me pose le plus souvent ? « Quand rentrez-vous dans la pâtisserie ? » Pour moi, c'est le moment idéal de transition entre le travail (à domicile) et le mode « maman ». J'ai commencé quand les enfants étaient petits : une préparation rapide l'après-midi ou avant la sortie d'école. Ils rentraient, jetaient sacs, livres et manteaux, demandaient ce que j'avais fait, puis on discutait de la journée autour d'un crêpe, brownie, gâteau ou biscuit, avant le tourbillon familial.
Comment choisir ? Si le temps presse, des crêpes moelleuses en moins de cinq minutes. Pour l'indulgence, des scones avec crème et confiture. Pour l'inspiration, un gâteau éponge Victoria bien confituré, un gâteau au café et aux noix, ou des brownies riches au chocolat.
Aujourd'hui, avec des emplois du temps chargés, je pâtisse moins en semaine et plus le week-end. Et surtout, je cuisine autant avec eux que pour eux.
Nos sessions ont commencé dès qu'ils pouvaient s'asseoir sur le plan de travail sans tomber (pas facile avec des jumeaux, mais le sucre collant aidait !). On le fait spontanément : c'est la clé du plaisir. La pâtisserie doit rester ludique, sans contrainte ni pression.
Choix des recettes ? On discute : muffins ou pancakes pour le petit-déjeuner ? Gâteau d'après-midi ou pudding du soir ? Rapide ou spectaculaire ? Fruité ou épicé ? Je garde toujours les basiques : sucres variés, farines, beurre, œufs, sucre glace, citrons, fruits secs, épices... De quoi créer mille merveilles.
Parfois, on opte pour l'extravagance : gâteaux de fées aux glaçages néon, bonbons et vermicelles. Ou on expérimente : caramel dent-destruction, fudge vanille, délices turcs, guimauves folles d'Hugh Fearnley-Whittingstall (dans son Family Cookbook).
Chaque enfant a sa spécialité. J'encourage à cuisiner pour les autres : la gratitude est magique. Alice et Phoebe, après des cours, maîtrisent éclairs au chocolat, meringues moelleuses et maisons en pain d'épice. Tom reste fidèle aux gâteaux cornflakes-chocolat de Nigel Slater : prêts en une heure !
La pâtisserie est idéale avec les enfants : recettes précises, activité paisible. Et le gâteau est encore meilleur quand on l'a fait soi-même.
[]