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Vie de famille : Une photo de mariage inattendue dans les toilettes d’un café, Roxanne alerte la police, et les sandwichs au crabe de grand-père

Photos, chansons et recettes préférées des lecteurs Vie de famille : Une photo de mariage inattendue dans les toilettes d’un café, Roxanne alerte la police, et les sandwichs au crabe de grand-père

Instantané : Le mariage de mes grands-parents dans les toilettes d’un café

Je vais à Dublin depuis 40 ans, d’abord pour rendre visite à mon petit ami étudiant, Seán, qui est devenu mon mari, puis j’y ai vécu au début des années 80.

Pendant de nombreuses années de vacances en famille dans le Kerry dans les années 90, nous venions toujours à Dublin pour un week-end. Au cours de ce siècle, deux de mes filles sont allées au Trinity College. L’une d’elles a ensuite fait sa vie à Dublin et a joué au rugby pour l’Irlande, tandis que Seán a terminé sa carrière professionnelle là-bas. Au fil de toutes ces années, je n’étais jamais allée au café Avoca de Suffolk Street et je n’avais visité le magasin associé qu’une seule fois.

Un jour de septembre, je rendais visite à ma fille Ailis et nous avons décidé de sortir déjeuner. J’ai attendu qu’elle suggère un endroit, car elle est Dublinoise, mais aucune idée n’étant venue, j’ai proposé l’Avoca.

En me lavant les mains dans les toilettes des dames, j’ai regardé les photos vintage encadrées sur les murs, avec des étiquettes en français comme « À ma tante ». En voyant celle intitulée « À mes grands-parents », j’ai trouvé le cadre parfait, puis mon cerveau a réalisé ce que mes yeux voyaient : une photo de mes grands-parents paternels écossais le jour de leur mariage, le 28 janvier 1921, à Colombo, au Sri Lanka (alors Ceylan) ! J’ai cette photo de Norman Chisholm et Florence (Flora) Kelly dans un album à la maison. Sous le choc, j’ai regardé la photo adjacente : leur fête de mariage, dont j’ai une copie chez moi. On y voit Leo, le frère de Flora, qui avait présenté son ami Norrie à Flora.

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Rejoignant ma fille à table, j’ai tenté de lui expliquer cette incroyable coïncidence et je suis revenue avec mon téléphone pour prendre des photos, afin de vérifier que ce n’était pas mon imagination. Après le déjeuner, le personnel nous a dit que les photos avaient été achetées lors d’une foire en France ou au Royaume-Uni, sans plus de détails. L’histoire semblait si extraordinaire qu’ils ont été surpris de me croire.

Quelque chose m’a poussée à aller à l’Avoca ce jour-là, et je ressens encore un frisson d’émerveillement en y pensant. À chaque visite à Dublin, j’appelle pour vérifier si grand-mère et grand-père sont toujours là…

Morag Egan

Playlist : Sting a mis un terme à nos descentes de police

Roxanne par The Police

« Roxanne, tu n’as pas à allumer le feu rouge / Ces jours sont finis, tu n’as pas à vendre ton corps à la nuit »

À la fin des années 1970, j’étais policier débutant dans un centre-ville du nord de l’Angleterre. Malgré la pauvreté, les privations et le chômage, les jeunes savaient s’amuser dans les pubs et clubs. Le week-end, ils se serraient dans une atmosphère bondée, chaude, sombre et imprégnée d’alcool.

Les heures supplémentaires étaient la norme : arrestations, tribunaux, matchs de foot ou événements spéciaux rapportaient un bonus, mais les horaires décalés limitaient la découverte de la scène pop. On s’accrochait à des morceaux entendus par bribes. Roxanne était l’une de mes favorites : une mélodie accrocheuse chantée par Sting, un gars du coin en pleine ascension.

Chaque vendredi et samedi soir, on proposait des heures sup’ en camionnette avec plusieurs agents en uniforme pour maintenir l’ordre en ville. Avant les bagarres sérieuses, on inspectait les pubs à la recherche de mineurs. Jauger l’âge des filles était ardu – certaines de 14-15 ans passaient pour 18-20. Même en repérant un groupe suspect, leurs alibis étaient prêts : dates de naissance truquées ou infos sur des aînés. Roxanne jouait souvent à notre arrivée. Les videurs alertaient la direction (avant les portables), et les mineurs fuyaient vers les toilettes. La foule nous entraînait, nous forçant à danser au rythme de cette ballade reggae-rock.

Several semaines plus tard, j’ai compris : à notre approche, les videurs signalaient au DJ de lancer Roxanne, avertissant tout le monde de l’arrivée de la police.

Roxanne évoque pour moi des souvenirs chaleureux : elle créait une ambiance conviviale, rendant la police plus affable. Les patrons étaient ravis d’éviter les amendes, les jeunes soulagés. Première leçon de maintien de l’ordre : pas de coïncidences.

Stewart Hamilton

On adore manger : Les sandwichs au crabe de grand-père

Vie de famille : Une photo de mariage inattendue dans les toilettes d’un café, Roxanne alerte la police, et les sandwichs au crabe de grand-père

Ingrédients
Crabe fraîchement cuit
Miche de pain blanc non tranché
Beurre de Cornouailles
Poivre
Vinaigre de malt

Je doute que ma mère, fervente méthodiste, ait approuvé le nom de bateau de pêche de grand-père, Playboy, trop Hefner à son goût. Mais pour moi, enfant des années 60, il capturait son esprit espiègle : celui qui cachait des bonbons Fox’s Glacier Mints dans les haies ; qui fabriquait chaque Noël un mystérieux « criquet » à la mélasse, dont la recette restait secrète ; qui nous contait ses cueillettes d’oranges en Italie durant la Grande Guerre.

Ses sorties sur Playboy, depuis Polperro en Cornouailles, nous régalaient de poisson estival : lieus et maquereaux autour de Peak Rock. Attraper un crabe demandait plus d’adresse, mais une fois ramené, je l’aidais à le préparer.

Après cuisson et refroidissement, grand-père détachait les pinces. À sa table, avec un pilon et une fourchette, je cassais les coquilles pour extraire la chair blanche. Irrésistible d’en grignoter un peu !

Prenant une miche fraîche, il enlevait la croûte d’une extrémité, beurrait, tranchait épais. Pile de tranches prête, on assemblait : pincée de poivre blanc, gouttes de vinaigre de malt.

Dernier ingrédient : le paysage cornique. Sur un plateau, au soleil, avec du Cydrax Whiteway, on dégustait en silence, sous les cris des mouettes.

Isobel Bryce

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