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Vie de famille : Vues époustouflantes depuis les toilettes chimiques, le chœur d'Élie de Mendelssohn et Frizzy Lizzy

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Instantané : Vues incroyables depuis les toilettes chimiques

Cette photo de mon frère, prise un été des années 60, ravive les souvenirs de nos vacances familiales annuelles dans une ferme à Awliscombe, dans le Devon. Nous y passions deux semaines chaque année avec nos grands-parents, tantes, oncles et cousins.

Nous étions réveillés très tôt pour grimper dans la voiture. À l'époque, le trajet depuis Londres vers le Devon s'effectuait sans autoroutes et durait toute la journée. Après quelques heures, nous déballions des œufs durs froids qui embaumaient l'habitacle, accompagnés de pain et de beurre. Le passager avant gérait la radio, tournant le bouton pour capter un signal décent. Nous jouions au cricket de pub en route et, en approchant de la côte du Devon, c'était une course pour apercevoir la mer en premier.

L'accès au chalet se faisait par deux portes connues comme « les portes du haut » et « du bas ». Mon frère et moi nous relayions pour les ouvrir, grimpant sur le pare-chocs avant d'arriver au chalet. Une fois, j'ai sauté sur le pare-chocs pour ouvrir la porte du bas, mais mon père a changé d'avis, parcourant deux miles sur les routes de campagne jusqu'à la porte du haut, avec moi accroché. Sa surprise fut grande quand je sautai à la fin !

Nos toilettes extérieures abritaient une cuvette chimique Elsan, surnommée Elsie, dont nous vidions le contenu dans le jardin. Je balayais l'intérieur avec ma torche pour éviter les grosses araignées. Avec la porte ouverte, la vue était spectaculaire : nous comptitions les champs en compétition. Nous jouions au cricket français sur le terrain avant, au badminton dans le jardin arrière. Chaque matin, un enfant aidait le fermier à traire les vaches et rapportait du lait chaud pour le petit-déjeuner.

Ces vacances idylliques regorgent de souvenirs heureux qui animent encore nos réunions familiales.

Jane Hughes

Playlist : Chanter dans la cuisine avec maman

Chœur d'Élie de Mendelssohn
« Lève tes yeux vers les montagnes, d'où vient l'aide / Ton aide vient du Seigneur, Créateur du ciel et de la terre / Il a dit que ton pied ne chancellera pas / Ton gardien ne s'endormira jamais. »

C'est un après-midi d'été banal des années 60. J'ai une quinzaine d'années. Ma mère et moi faisons la vaisselle dans notre petite cuisine, chantant ce magnifique morceau : elle à la soprano II, moi à l'alto – les parties que nous connaissons. La soprano I reste à notre imagination.

De mon père ouvrier (parti de l'école à 13 ans) et de ma mère employée de bureau (à 14 ans), j'ai hérité d'un amour pour la musique classique. Papa préférait l'opéra, maman chantait dans une chorale amateur. Malgré des moments difficiles en famille, la musique – chantée ou écoutée – reste gravée comme des instants joyeux.

J'avais récemment participé à une représentation d'Élie avec une chorale locale d'église, en tant que plus jeune membre – un vrai rite de passage.

Le frisson était amplifié par la présence d'une star locale, Rae Woodland, soliste.

Au fil des ans, j'ai souvent apprécié cet oratorio dramatique de Mendelssohn, en spectatrice ou choriste : avant la naissance de mon premier enfant (elle réagissait aux chœurs de Baal !), en allemand dans un village alpin suisse, et lors des funérailles de maman où ce chœur accompagnait son cercueil.

Dire que cette promesse d'aide me ramène à l'évier avec maman semble simple, mais elle recrée cette joie partagée.

Marion Hunt

Nous adorons manger : Frizzy Lizzy

Ingrédients (pour 4 personnes)
2 sachets de 135 g de gélatine (saveur au choix)
250 ml d'eau bouillante
1 boîte de 350 ml de lait évaporé
Centaines et des milliers

Vie de famille : Vues époustouflantes depuis les toilettes chimiques, le chœur d Élie de Mendelssohn et Frizzy Lizzy

Faire fondre la gélatine dans l'eau bouillante. Fouetter le lait évaporé en mousse. Incorporer lentement la gélatine fondue en filet fin, en fouettant. Réfrigérer jusqu'à prise, puis décorer.

« Voici Frizzy Lizzy ! », annonça Jean en posant un bol rose sur la table. Mes frères et moi plongions nos cuillères dans cette mousse sucrée, légère, qui fondait en bouche et nous faisait rire aux éclats avec nos visages collants.

Jean, ou Beanie, veillait sur nous depuis toujours. Chez elle, dans son cottage du Yorkshire, pendant l'absence de nos parents, nous vivions de gâteaux, pancakes, scones et Frizzy Lizzy.

Les années ont passé. Beanie a pris sa retraite, déménagé au sud. Près de 30 ans plus tard, je lui rends visite : presque 80 ans, toujours aussi chaleureuse. Elle avait préparé un thé d'enfance : gâteaux de riz, petits pains de fée... et un bol de Frizzy Lizzy rose, saupoudré de centaines et des milliers.

Instantanément ramenée à l'enfance, j'ai dévoré le bol entier – et serré entre mes dents, comme à 6 ans.

Penny Little

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