Aucune célébration de Diwali n'est complète sans des assiettes remplies de barfi, besan laddoo et halwa. Les bonbons faits maison sont les meilleurs !
Les sucreries indiennes sont extrêmes : dodues au ghee, scintillantes de sirop et aux couleurs vives, elles ne conviennent pas aux palais délicats. Pourtant, il m'est impossible de résister à un magasin exposant des tranches de Karachi halwa gélatineux aux amandes ou des jalebis orange vif fraîchement frits.
Ces confiseries sucrées portent aussi une charge émotionnelle, liées au bonheur, à la chance et aux fêtes. Célébrer une naissance, une promotion ou de bonnes notes n'est complet sans une assiette de mithai (bonbons). Lors de l'annonce de mon mariage à ma tante, je l'ai aussitôt sollicitée pour préparer les bonbons. Mon mari fut surpris de voir, le jour J, des parents lui offrir des carrés pastel de barfi laiteux à la chance, cure-dents en main.
Cependant, leurs charmes intenses effraient souvent les amateurs britanniques de cuisine indienne salée. Les currys du Kerala ou le dhal sont courants, mais rares sont les non-Asiatiques dans les confiseries de Southall ou Rusholme. Les couleurs paraissent criardes, le sucre excessif – deux gulab jamun frits au sirop peuvent atteindre 380 calories.
L'experte culinaire Monisha Bharadwaj, auteure et professeure de cuisine, déplore cela. Les versions maison diffèrent des industrielles, surchargées en sucre, colorants et ghee. "À la maison, le goût est plus subtil, on peut en savourer plusieurs bouchées sans écœurement", explique-t-elle. (Gajar ka halwa aux carottes compte même pour vos cinq fruits et légumes par jour.)
Dans sa cuisine impeccable de Londres, j'ai appris ses recettes favorites, pile avant Diwali (5 novembre cette année, festival des Lumières hindou, jaïn et sikh). "Pas de plats spécifiques à Diwali, mais des sucreries obligatoires ! Les enfants aident, et on les offre en visites. À la fin, on est repu de douceur", rit-elle.
Nous avons préparé deux barfi : à la noix de coco (classique) et au chocolat. Pour la coco : cardamome moulue, crème bouillie avec sucre et lait en poudre, puis coco. Versé dans un plat, refroidi, découpé. Moins sucré, plus caramélisé que les versions du commerce. Le chocolat est fondant et parfumé.
Plus tricky : les besan laddoo, boules de farine de pois chiche, semoule, ghee, amandes et cardamome. Rôtir les ingrédients pour chasser l'amertume. Mais trop de ghee, et ça colle ! Monisha improvise : "C'est un peda maintenant !" Avec un raisin sec sur le dessus.
Pour les promenades gastronomiques Diwali de Monisha, ses cours et livres : cookingwithmonisha.com
Ingrédients :
200 g de farine de besan (pois chiche)
4 c. à soupe de semoule
70 ml de ghee
100 g de sucre semoule
4 c. à soupe d'amandes effilées
1 c. à café de poudre de cardamome
Quelques raisins secs pour décorer
Faire frire la farine, la semoule et le ghee dans une casserole à fond épais à feu moyen 10 min, jusqu'à ce qu'un arôme se dégage. Remuer souvent, baisser le feu si besoin.
Laisser tiédir. Ajouter sucre, amandes, cardamome.
Former des boules, insérer un raisin sec sur chacune.
Ingrédients :
120 g de cacao en poudre
400 g de lait concentré sucré
4 c. à soupe de noix hachées
2 c. à soupe de beurre + 1 c. à soupe pour graisser
Dans une casserole, mélanger lait concentré, beurre, cacao. Cuire à feu doux en remuant jusqu'à épaississement et détachement des parois.
Verser dans un plat beurré, lisser. Laisser prendre.
Saupoudrer de noix, couper en carrés. Se conserve 1 semaine au frais.
Ingrédients :
150 ml de crème double
150 g de lait en poudre
120 g de sucre semoule
75 g de noix de coco râpée
½ c. à café de poudre de cardamome
Portez la crème à ébullition, ajoutez sucre, cuisez 8-10 min à feu doux jusqu'à consistance filante.
Incorporez lait en poudre jusqu'à détachement. Ajoutez coco et cardamome, cuisez 2 min.
Étalez sur plaque beurrée, refroidissez, coupez en carrés.
[]