Photos, chansons et recettes préférées des lecteurs

Cette photo capture une jeune reine Elizabeth, avec la princesse Margaret juste derrière elle. Toutes deux portent des manteaux de velours presque identiques, agrémentés d’une petite broche en diamant. Prise au début des années 1950.
La mannequin blonde glamour, deuxième à gauche dans sa robe noire ornée de broderies sophistiquées, est ma tante Jane Stevens. Accompagnée d’autres mannequins, elle a rencontré la reine Elizabeth et la princesse Margaret en coulisses après un défilé des 12 meilleurs créateurs masculins de Londres. Ces derniers présentent leurs collections à la famille royale. La reine et la princesse sont venues remercier les mannequins.
À gauche de Jane, dans la robe blanche étincelante, se trouve Dolores, mannequin vedette de Norman Hartnell.

Jane vit aujourd’hui en maison de retraite à Hove, Sussex. Elle a brillé huit ans chez Hartnell, couturier royal britannique célèbre pour ses créations pour la famille royale. Il reçut le mandat royal de la reine Elizabeth la reine mère en 1940, et de la reine Elizabeth II en 1957. Surnommé « premier chevalier de la mode » par la presse.
Jane garde de tendres souvenirs : « C’était un homme adorable, un vrai gentleman. Il m’adorait pour ma blondeur naturelle et ma peau. Présentée un mardi, je défilais jeudi. Quel glamour ! Ce monde a disparu. Nous fêtions dans sa somptueuse maison, Lovel Dene, en forêt de Windsor. J’ai rencontré célébrités et royaux européens. »
Jane se souvient surtout du couronnement du 2 juin 1953 : invitée au palais de Buckingham avec une collègue, elle assista à un déjeuner au champagne et visita les lieux. « Le clou : assises près des fenêtres sur la cour, nous vîmes la foule acclamer la nouvelle reine sur le balcon. Quel moment ! »
Vivienne Barton
Chasing Cars de Snow Patrol « Si je restais allongé ici, si je restais simplement allongé ici, est-ce que tu t’allongerais avec moi et oublierais le monde ? »
Notre fils Calum est né le 6 janvier 2007 aux urgences de l’hôpital Queen Charlotte et Chelsea, à Londres. Immédiatement après, dans une chambre privée, je restais immobile sur le lit, craignant de me briser. Tandis que Calum me fixait depuis son berceau transparent, la radio diffusa Chasing Cars. Les paroles résonnèrent profondément. Durant ces premiers jours dans cette petite pièce blanche, malgré les visites, nous oubliâmes le monde.
Comme tant de tubes festifs, elle fut surdiffusée, mais je l’appréciai, méditant ses mots doux en m’adaptant à la maternité. Une fois remise, elle continua, sans jamais m’irriter. Je choisirai toujours de m’allonger avec Cal et d’oublier le reste.
Sarah Neary

Ingrédients
1 pot de cornichons (idéalement Krakus)
1 grosse pomme de terre, 2 carottes, 1 petit oignon
1 litre de bouillon
1 petit pot de crème fraîche
2 c. à s. de farine
Persil
Sel et poivre
Hachez pomme de terre, carottes et oignon ; faites-les revenir comme pour une base de soupe. Ajoutez le bouillon et laissez mijoter jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Incorporez cornichons hachés, un peu de saumure, persil ciselé. À ce stade, la soupe est prête mais peu appétissante. Mélangez farine et crème fraîche, versez dans la soupe. Fouettez pour lisser, épaissir et crémer. Poivrez généreusement. Les proportions sont approximatives : « Chéri, improvise… tu sais faire ! » Servir avec pain de seigle beurré.
Les conseils de maman me valurent bien des appels depuis les cabines publiques ! Rarement faite, sa vapeur évoque maman en tablier, cigarette au bec, papa chantant Dean Martin ou valsant en cuisine. Soleil d’hiver garanti.
Recette polonaise de papa, adoptée par maman anglaise post-mariage dans les années 1960. Aujourd’hui, nous, ses enfants, perpétuons la tradition familiale autour d’une grande table.
Amanda Kowalik