Une tournée mondiale éclair marque le départ décadent de Gail Simmons.

Si je pouvais faire tout ce que je voulais, avec un abandon sauvage, ce serait un festin multi-services et multi-destinations. Pourquoi me limiter alors qu'il y a tant de choses significatives dans ma vie ?
Je commencerais par les huîtres à Arcachon, sur la côte atlantique, juste à l'est de Bordeaux. J'accompagnerais cela d'un champagne Billecart-Salmon Brut Rosé, si possible.
Ensuite, direction les pâtes aux oursins sur l'eau à Palerme, avec un blanc super sec et minéral de Sicile. Puis, cap sur Tokyo pour des sushi et sashimi au marché de Tsukiji, fraîchement débarqués du bateau, arrosés de saké.
J'adore les légumes et j'intégrerais de nombreux plats d'accompagnement. Mais pour un final en fanfare, une côte de bœuf avec rondelles d'oignon, pommes de terre ratte rôties au bacon, oignons et ail confit chez Balthazar à New York.
C'est un lieu emblématique new-yorkais, qui séduit autant les locaux que les touristes. À ce stade, un rouge robuste s'imposerait.
Et je terminerais au Canada, là où j'ai grandi. Au Québec, le chef Martin Picard excelle au restaurant Au Pied de Cochon à Montréal et dans sa cabane à sucre éponyme en périphérie.
Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller, mais c'est sur ma liste. En saison des sucres, ils proposent des festins d'érable pluriels. J'irais pour le dessert : une véritable tour de friandises à l'érable signées Picard – tarte au sucre, crème brûlée à l'érable, pouding chômeur à l'érable, un caramel collant sans épices rappelant les puddings britanniques.
Évidemment, avec mes deux complices : mon mari et ma fille, plus ma bande d'amies gourmandes.
Je me méfie des gens qui n'aiment pas manger. C'est un acte de joie partagée. Mon cercle me fait tant rire que le champagne me sort par le nez – c'est mon test ultime d'amitié.