J'ai perdu ma mère en février dernier, à l'âge de 73 ans. Elle était bien plus qu'une mère : ma meilleure amie et mon guide spirituel. Enseignante dans l'âme, elle débordait de curiosité et de sagesse, apprenant sans relâche. Malgré les problèmes de santé des cinq dernières années, son humour et sa résilience l'ont portée.
Mais surtout, elle était une Supergranny ! Avec ses cinq petits-enfants (tous des garçons), elle passait des moments magiques avec eux. Amoureuse et attentionnée, elle vivait à Budapest, chez mon frère, mais visitait souvent Londres, où je réside. Présente à la naissance de mes fils, elle les a veillés un mois entier à mon retour au travail. Elle leur contait des histoires, jouait aux échecs, au foot, les emmenait nager. Aucune limite à son énergie : luttes, chants, jeux à cheval ou même tête en bas ! Pleine d'aventure, elle instillait cette joie chez ses petits-enfants. Mission accomplie.
Cette photo date de 2014, prise aux thermes Széchenyi de Budapest. Là-bas, les hommes passent des heures dans l'eau à jouer aux échecs. Fanatique du jeu, ma mère s'asseyait près d'eux. Avec mes garçons, ils observaient les parties ensemble.
Elle nous a appris qu'il faut toujours s'amuser, quel que soit l'âge ou la santé.
Julia Rooney
Titanium de David Guetta
"Je suis critiqué, mais toutes tes balles ricochent / Tu m'abats, mais je me relève"
En route pour le lycée, je m'effondrais contre la vitre, angoissé. Des rumeurs infondées d'un ancien ami me poursuivaient depuis une semaine : murmures, moqueries. Combien de temps tiendrais-je ?
Ma mère, sentant mon désarroi, m'a dit : « Tu sais quoi ? Crie, lâche tout ! »
« Maman, crier ne changera rien à ma trahison, ma colère, ma tristesse, ma solitude », ai-je gémi, cherchant refuge dans la radio.
Silence. Puis, les premières notes de Titanium. « Chante alors. À pleins poumons ! » Elle a monté le son. J'ai commencé timidement, puis nous avons hurlé ensemble. Larmes aux yeux, mais soulagé à chaque note, indifférent aux regards extérieurs. À la fin, elle m'a demandé si j'allais mieux. J'ai ri, hoché la tête. Ce jour-là, j'ai même gagné un nouvel ami.
Aujourd'hui, face à l'adversité, j'écoute ce titre et repense à ce trajet. Un sourire, et je me sens invincible.
Tara Curtis
Ingrédients
75 g de sucre roux doux
75 g de cassonade
50 g de sirop doré, avec une pincée de mélasse si souhaité
25 g de beurre non salé
½ c. à café de bicarbonate de soude
Une pincée de sel
Optionnel : 175 g de noix décortiquées et pelées (au choix)
Huilez une plaque de cuisson. Dans une casserole moyenne, versez sucres, sirop (et mélasse), ajoutez 75 ml d'eau. Chauffez à feu moyen jusqu'à dissolution du sucre. Incorporez le beurre fondu. Portez à ébullition jusqu'à 154°C (ou test goutte dans l'eau : durcit). Retirez du feu. Rapidement, ajoutez bicarbonate, sel et noix. Mélangez (il moussera). Versez sur la plaque, étalez au dos d'une cuillère. Laissez refroidir durcir, puis cassez au rouleau ou marteau. Dégustez... jusqu'à l'arrivée de l'oncle Frank !
Chaque Noël, nous attendions l'oncle Frank pour les cadeaux. Une année, interminable attente : famille nombreuse, lits de camp au salon. Papa avait préparé bottines et pantalon rouge. Contrôles à la lampe : 3h, 4h27, 6h49... Pas de Père Noël.
Tante Muriel compatit. Cuillères rythmées ? Pas assez. Alors, ces croquants à la mélasse noire, peut-être inventés sur l'instant. Embellissez-les comme Tatie M !
Nigel Bagnall
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